LA TÉTRALOGIE "INFINI"
Infini acte 2
Ce second acte permet de plonger dans une logique de vie intérieure, au sein de notre propre existence principale. En effet, cet acte raconte une vie, des vies simples, mais parfois complexes suite aux aléas. Le but ici est de rechercher en nous la vie qui nous anime, quelle vie spirituelle anime notre vie physique et visible par le monde ? Comparativement au premier acte, celui-ci est légèrement moins expérimental : le flou se dissipe afin d’entrer pleinement dans la réflexion et le questionnement. Les titres sont rythmés entre colère, détente et combats. C’est une guerre que l’on se livre à soi-même, une reconquête de sa propre conscience. Cet acte n’est en réalité qu’une étape de transition dans une boucle infinie.
Introduction
Ce morceau introductif est court, bref et percutant. Le but est de toucher la personne en son cœur, de l’immerger dans un univers de pression interne, où le focus est primordial pour travailler sur le soi infini. C’est un crescendo montrant cette capacité d’évolution humaine, à tendre vers une perfection de soi, sans se poser la question qui permettrait de définir la perfection. N’est-ce pas la recherche d’un objectif indéfini, donc inaccessible ?
Parkinson
Une entrée feutrée au piano pour plonger dans un univers glacial, sombre et profond. L’orgue, rappelant les cérémonies religieuses, ponctue les refrains. Le morceau, composé de synthétiseurs et de bruitages, en guise de percussions, invite à la réflexion sur cette maladie difficile et complexe à vivre et à subir. La même mélodie de piano clôture le morceau, créant l’effet d’une boucle : une maladie qui interroge, qui stresse, qui fait chuter sur tous les plans… en boucle. Le cri de détresse étouffé à la fin est une lueur d’espoir au bout du tunnel, tout comme les sections de synthétiseurs solos, traduisant les phases d’accalmie et de reprise.
Hermentaire
Inspirée de la légende dracénoise, cette musique est pleine d’optimisme. Les cris sont ceux de la victoire, le dragon est enfin mort ! Le cœur chantant en fond renvoie au divin, à la force, au grand horloger qui guide les âmes. Les notes sont brutes et simples, rappelant que le bonheur est simple et accessible à tous grâce aux combats. La guitare, comme un cri de guerre, appelle les troupes du monde à l’optimisme. Le temps est suspendu avec des notes flottantes. Nous sommes sur une île au-dessus des nuages, où le bonheur est une ressource infinie, qui coule dans les veines.
A des kilomètres
Quand se revoir ? Quand partir pour se rejoindre ? Les kicks sont les battements d’un cœur qui résonne à des kilomètres. La boucle mélodique, c’est ton regard, ton visage, tes cheveux, ton âme et ton esprit qui me manquent. Je cours des kilomètres sur cette musique, je vole comme cette mélodie aérienne, pour construire des ponts entre nous, dans le ciel.
Coup d'amour
Puissant, impactant et violent, ce titre traduit les déchirements, les coups, les violences que peut causer la passion. Les impacts de cymbales sont des coups de couteau au cœur, tandis que les synthétiseurs symbolisent le fil passionnel, qui monte, s’étend, se détend, se vrille et fait souffrir. Comment en sortir ? Ce titre se veut presque oppressant, tel un cœur qui se rétracte, le souffle qui se bloque, les yeux grands ouverts face à la réalité.
Marche et rentre
La guitare en boucle, telle la voix qui nous parle lors de nos promenades solitaires. Cette musique est la transcription de notre voix interne, ponctuée par des moments de joie avec les refrains, mais également par des instants de mélancolie profonde, comme avec le solo de synthétiseur à 1:37 min, apportant une touche de légèreté. Le violon incarne le spleen, contré par les trompettes qui rappellent Baudelaire. Et pourquoi ne pas devenir rock dans la tête ? Une folie s’installe sur le chemin, il faut rentrer.
Extase et chute
Cette mélodie évolutive tente de traduire le mouvement des émotions, entre l’extase et l’emballement face à la chute brutale. La mélodie claire, presque divine, en fond dans la seconde partie, traduit l’espoir de se relever et d’avancer. Même si l’extase revient, au ralenti, elle se répète : c’est la boucle mentale et sentimentale de l’infini. Sortir est difficile et complexe, mais l’espoir est une force à saisir, à prendre dans ses bras.
