LA TÉTRALOGIE "INFINI"
Infini acte 1
Ce premier acte est une ouverture, une ouverture de soi sur le monde qui nous entoure. Passant par le questionnement du moi, de l’identité à travers le monologue musical : l’amour, la dépression, le jour, la nuit... Ce premier acte pose les bases d’une réflexion sur le rapport entre notre être et le tangible, mais également, plus spécifiquement, sur le rapport entre notre esprit et notre lien aux fluides émotionnels. Cette première partie est expérimentale, tout comme nos sentiments : on progresse à vue, l’incertitude est présente, mais par la magie des accords musicaux et astraux, cela forme un résultat où les instruments ainsi que les mélodies posent des questions et invitent à un dialogue interne ouvert au monde.
Relax
Poser son esprit sur une table, respirer, être relax, c’est donc cela la vraie vie. La mélodie planante, la boîte à rythmes, symbole de la vie dans une société cadencée qui n’arrête jamais, et ce refrain comme un appel au repos mérité. Une pression environnante qui doit se solder par une pause. Ce piano final, c’est la délivrance : le moment de relaxation arrive. La vie, nous, une pause, RELAX !
Parle
Ce monologue de piano est une histoire personnelle universelle que l’on raconte à un proche. Le rythme varie en fonction des événements ainsi que des émotions de l’histoire racontée. La mort, le mariage, la vie, l’amour, la haine... tout passe par cette histoire. La nôtre, celle qui nous construit. L’homme ne veut pas seulement vivre, il veut exister. Cette histoire, ce monologue, raconte notre existence et laisse une trace, un héritage, une petite partie de nous.
Burn Out
Construite avec des bruits mécaniques, cette mélodie est inspirée des engrenages du film Les Temps modernes mais également de la vision du monde-machine de Descartes. Les engrenages mentaux sont figés : c’est la crise, c’est le dysfonctionnement interne. Une cacophonie cérébrale, ponctuée par un refrain libérateur, permet de sortir la tête de l’eau pour mieux replonger ensuite. Ce sens commun n’existe plus, mais l’envolée angélique arrive. C’est une spirale divine qui contrôle l’esprit, puis le fait replonger dans une mécanique interne hors d’usage
Urgence
La situation se tend, le stress, la panique montent : qui appeler ? L’urgence crée l’urgence, la sirène frappe et sature le son, tels les cris de panique saturant notre discernement. Ces notes chirurgicales, cette caisse claire claquante : l’univers autour de nous est rude et complexe.
Nuit
Se plonger après cette berceuse, dans un univers à la fois sombre mais lumineux, d’espoir et d’esprits éclairés. Les notes sont des touches vocales angéliques qui percent la nuit. La boîte à rythmes frappe les temps de l’insomnie, mais la nuit, en fond, continue. Le classique et le symphonique se mêlent au contemporain pour former un schéma complexe de l’esprit, entre éveil et nuit profonde. La berceuse revient, le cycle reprend la nuit prochaine...
Spirale
Chuter, tomber en boucle : c’est l’infini ! C’est une spirale violente, les percussions et la batterie fouettent le temps et le corps. Le contraste crescendo et decrescendo est le marqueur de cet optimisme, qui monte, qui prend le corps jusqu’au fond du cœur, qui s’emballe. Mais le fouet n’est pas loin, on continue, jusqu’à l’infini dans la spirale.
Love crash 80
Inspirée de l’univers des jeux vidéo, cette musique traduit musicalement le crash interne lorsque l’on tombe amoureux. La machine s’emballe, les circuits chauffent et les voyants s’allument. Ici, les synthétiseurs et les boîtes à rythmes sont en pleine démence : il faut libérer la joie ainsi que l’amour à donner qui réside en nous. Le dépanneur est absent, la machine est en roue libre, contrôlée, elle déverse digitalement l’amour.
Symphonie obscure
Cette mélodie se veut floue et hésitante. La nuit est installée, et l’esprit se pose, mais il pense toujours. Les kicks sont le cœur qui bat, jusqu’au dernier souffle. Personne ne sait où aller dans l’obscurité. On puise dans le classique pour chercher des réponses, avec ce violon, mais le synthétiseur nous replonge dans ce monde moderne que l’on critique, mais dont on a envie de connaître les évolutions, comme si nous étions à l’extérieur de notre corps, en spectateur de notre propre personne, au sein d’un monde mouvant.
Je smoke pas
Sobre et empreinte de bonnes vibrations, cette mélodie prouve que le bonheur ne s’atteint pas par les substances. Le bonheur est en chacun de nous, il faut juste le convoquer. Cette musique appelle à ne rien faire, à simplement profiter de ce qui nous entoure, en voyant même dans le pire, le meilleur. La mélodie de guitare, simple d’apparence, est en réalité complexe, traduisant bien la fluidité de la vie et de nos émotions, qui passent aisément de tout à rien et inversement.
La fièvre
Des voix courent dans la tête, la pression monte jusqu’à la fièvre cérébrale. Bénéfique mentalement et émotionnellement, elle ronge pourtant physiquement. Apprendre à dissocier le physique, la chair, de l’esprit et de l’âme, afin de vivre pleinement la transe, la folie qui nous entoure. Il faut quitter son corps pour se voir, mais avant de se voir, il faut traverser la fièvre et régler les problèmes qui dorment au fond de nous.
Sunny Summer
Ce titre reflète les phases d’une pure soirée d’été, entre moments de bonheur et bas trippes. C’est la boucle infinie de l’extase et de sa propre chute. On rêve d’être en extase éternelle, de jouir pleinement de la vie, mais la descente est plus rapide que l’ascension. Il faut donc profiter maintenant, car on ne refait pas une vie de regrets après la mort.
